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Cher Nicolas par Eric Mokritzky

18 janvier 2006

par Eric MOKRITZKY

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Non je ne veux pas de ce manteau tissé de morosité, que l’on me donne avec condescendance, non je préfère encore me risquer aux affres de l’hiver médiatique qui règne sur notre pays. Oui j’ai froid en ce moment, frissonnant malgré un soleil noir qui diffuse ses rayons sur l’ensemble d’entre nous. Ce nouvel astre irradie nos quartiers d’une lumière de minuit, qui retarde l’aube, pourtant je vous l’assure après la nuit vient le jour. Nicolas, mon bon Nicolas, dans ta hotte as-tu prévu autant de lampes afin que nous puissions rester éclairés, ce sera en ce qui me concerne la seule doléance.

Cette empyrée immense que tu promets à la nation, m’inquiète, au contraire de Victor Hugo, ce que je réclame la Terre me l’offre, cette logorrhée indigeste distillée au coin des télévisions, rend mes matins nauséeux. Sans doutes quelques réminiscences, des excès des fêtes de fin d’année, Cher Nicolas , combien de « karcher » reste t’il dans ta hotte ? Sais tu qu’à mon age je crois encore au Père Noël, oui je te l’assure, et lorsque je le guettais la veille de Noël , j’ai cru voir dépasser du tas de ses cadeaux une boîte à idées. Je peux même l’affirmer puisque dans la précipitation de sa tournée, j’ai pu récupérer ce coffret. Très vite la curiosité de l’ouvrir s’est imposée, et alors Saint Nicolas, j’ai pu lire quelques une de tes notes, un pense bête, sur lequel tu avais savamment manuscrit, l’idée d’un cadeau pour France, mon amie France. Cette généreuse Dame à qui tu as décidé de lui offrir une panoplie de Volontaire citoyenne. Cette élégante pourra vêtue de sa tenue, s’inviter au bal des Policiers volontaires.

Et puis Très cher Nicolas, tu as semble t’il déjà choisi ta propre offrande, du sur mesure d’ailleurs, puisque dans ton pense pas si bête que çà, il est noté un costume de président aux épaules très élargies. Décidément il n’y a plus de « Pères » qu’ils soient Noël ou Fouettard.

Que deviendras tu alors en attendant de revêtir l’habit de tes rêves, si à nouveau, nous nous mettons à croire au Père Noël.

Eric MOKRITZKY

Eric MOKRITZKY