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L’ombre en fuite de Richard Powers

11 juillet 2009

par torpedo

(JPEG)

L’ombre en fuite
de Richard Powers
Traduit par Jean-Yves PELLEGRIN
Collection Lot 49
23 avril 2009
ISBN : 978-2-7491-0396-9
22 € ttc

Washington. Adie Klarpol, une jeune artiste désillusionnée, est engagée par une compagnie d’informatique pour travailler sur un système expérimental, « la Caverne ». Ce simulateur d’univers virtuels en 3D permet de revisiter, entre quatre murs, les chefs-d’oeuvre de l’art.

Beyrouth. Taimur Martin, professeur d’anglais, est pris en otage par des fondamentalistes islamistes. Seul dans un cachot, il n’a que sa mémoire et son imagination pour s’évader.

Un simulateur d’univers virtuels, un cachot : deux pièces dissemblables, toutes deux ouvertes à toutes les transformations, l’une par la magie de l’informatique, l’autre par la ténacité de l’esprit humain. Deux univers a priori inconciliables dont Richard Powers, avec son sens renversant du romanesque, tire une polyphonie grandiose.

Le romancier explore le destin de l’art à l’époque du virtuel, celui de la mémoire à l’époque de l’informatique et questionne une fois de plus les rapports entre science, histoire et imagination.


L’auteur

Richard POWERS

Adolescent fasciné par les sciences, Richard Powers étudie la physique à l’Université de l’Illinois. Vite rattrapé par le virus de la littérature, il obtient un diplôme dans ce domaine en 1979, avant de travailler à Boston en tant que programmateur informatique. Il y fait la connaissance d’un photographe au musée des Beaux Arts, rencontre artistique le marquant si profondément qu’il abandonne son emploi afin d’écrire son premier roman, Trois fermiers s’en vont au bal , publié en 1985.

Il déménage ensuite aux Pays-Bas, où il écrit Prisoner’s Dilemma, puis The Gold Bug Variations, oeuvre alliant la génétique, la musique et l’informatique. Operation Wandering Soul est rédigé durant un séjour d’un an à l’université de Cambridge, avant son retour en Illinois.

Ecrivain reconnu, il publie alors Galatea 2.2 en 1995, relatant les déviations d’une intelligence artificielle, et Gain en 1998, l’évolution parallèle d’une fabrique de produits chimiques et de la vie déclinante d’une femme atteinte d’un cancer.

Plowing the Dark, sorti en 2000, est construit sur le même modèle, abordant le concept de réalité virtuelle. En janvier 2003 est publié.

Richard Powers poursuit son travail d’exploration quant aux effets de la science moderne sur les vies humaines, à travers ses romans.

Source : Cherche-Midi Editeur

torpedo