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Véronique Courjault

9 juin 2009

par torpedo

(GIF) Extraits :

-  Dans ce contexte, est-ce que cela peut servir à quelque chose de punir Véronique Courjault ?

Son interpellation a servi à quelque chose : cela lui a permis de réaliser ses actes, d’en prendre conscience. C’était important pour qu’elle retrouve sa dignité. Mais enfermer quelqu’un qui est dans un état de souffrance, qui a besoin avant tout de soins, cela n’a pas de sens. On n’est pas face à une criminelle en série.

On est en train d’en faire un monstre alors qu’il s’agit d’une femme qui souffre.

Au nom de quoi l’enfermerait-on ?

Sa dangerosité ? On parle de « récidive », puisqu’elle a tué trois bébés.

Mais il s’agit de « répétition », qui est un symptôme psychique, une manière de répéter sa souffrance quand elle n’est pas comprise.

Sophie Marinopoulos, psychanalyste au CHU de Nantes

* Auteur de « La vie ordinaire d’une mère meurtrière » (Ed. Fayard, 2008).

source : LE FIGARO
Lire l’article entier ICI

...Dès le début de l’audience, les avocats des parties civiles et de la défense - Me Hélène Delhommais et Me Henri Leclerc - ont réclamé le huis clos. Me Pascale Brémant, avocate des enfants du couple, âgés aujourd’hui de 12 et 14 ans, a justifié cette demande par "l’étalage médiatique" du procès vécu par les deux garçons comme une "injustice supplémentaire". Les deux adolescents sont "incapables de prendre du recul sur l’info qu’ils prennent en pleine figure comme un coup de poing", selon leur conseil. L’avocat général s’est aussitôt opposé à cette requête. Il a considéré que la famille Courjault pouvait "faire face" à cette situation, et que "l’intérêt supérieur de la publicité des débats" devait prévaloir. Après s’être retirée, la cour présidée par Georges Domergue a décidé de rejeter la demande.

Source : LE POINT

...Selon des psychologues, Véronique Courjault, sixième d’une fratrie de sept, a limité la taille de sa famille « par besoin avant tout d’être une bonne mère » avec ses deux premiers fils. La meurtrière dit avoir fui la ressemblance avec sa mère : « Je ne voulais pas devenir cette femme qui pleure et qui râle tout le temps. »

Source : LIBERATION

torpedo