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Jean-Marc Rouillan et les autres

2 octobre 2007

par torpedo

(JPEG) Le Juge d’Application des Peines de la Cour spéciale de Paris a accordé, le 26 septembre 2007, un régime de semi- liberté conditionnelle à Jean-Marc Rouillan, détenu depuis février 1987.

Communiqué « Libérez-les ! »

Cette décision est accompagnée de mesures restrictives à l’identique de son épouse et camarade Nathalie Ménigon, en semi-conditionnelle depuis le 2 août, auxquelles s’ajoutent le versement aux familles et au Trésor Public, de 30% des sommes qu’il gagnera aux Editions Agone.

L’après-midi même, c’est sans surprise, que nous avons appris, que le Parquet Général faisait appel de la décision.

Jean-Marc qui donc, devait être transféré le 22 octobre de Lannemezan à Marseille, devra encore attendre la décision de la Cour d’Appel.

Il est clair que la Justice spéciale instituée au début des années 80, et renforcée en 2006 par Pascal Clément et Nicolas Sarkozy, a, pour ne pas se mettre en porte à faux face à un Procureur Général hostile à toute libération, examiné dans tous les détails, la situation de Jean-Marc.

Rien ne peut entraver la décision prise le 26 septembre, si ce n’est une nouvelle manipulation politico-judiciaire, qui serait intolérable après 21 ans de prison.

Les arguments du Procureur, la présence de l’avocat des familles lors du jugement du 4 septembre, une énième rediffusion de l’histoire politico-militaire d’Action Directe à la télévision, des pamphlets dans les journaux réactionnaires ... n’ont pas permis à la Cour Spéciale de déjuger la volonté de Jean-Marc a réintégrer une vie normale dans son nouveau métier, l’écriture et l’édition.

Nous sommes donc optimistes, la vengeance d’Etat a ses limites et tous savent, au plus haut niveau de l’Etat et de la Justice, qu’il n’y aura jamais de repentir des militants politiques d’Action Directe et qu’il est inutile de les maintenir plus longtemps en prison.

Nous restons vigilants mais nous sommes confiants, et nous devons aussi poursuivre notre combat pour la libération, soit-elle pour une année en semi-conditionnelle, des deux derniers prisonniers d’Action Directe, Georges Cipriani et Régis Schleicher.

Jusqu’au dernier dedans, il faudra continuer à manifester, à pétitionner, à informer...

Et puis il y a Georges Ibrahim Abdallah, emprisonné depuis octobre 1984 en France, et qui serait selon : le Procureur, les services secrets, la Police, les USA, l’Etat sioniste Israélien... le « diable » en personne, alors qu’il n’est qu’un militant communiste libanais qui a osé s’affronter avec ses camarades de lutte, il y a 25 ans, à une armée d’occupation dirigée par un appareil politico-religieux et des politiciens véreux et corrompus aux ordres des puissances impérialistes et colonisatrices.

Georges, avec son avocat Me Vergés, ont su argumenter et démontrer le 17 septembre, toujours devant cette même Cour Spéciale, qu’il était la victime, et non le bourreau, d’une cabale ‘’politico-judiciairo-policière’’, une forme de bouc émissaire pour satisfaire les demandes de maintien en prison faites par l’Etat israélien.

Nous serons le 10 octobre, si Georges Ibrahim Abdallah, militant des FARL, qui pourrait être comparé sans choquer à Missak Manouchian des FTP-MOI, subira une nouvelle année de prison et devra faire une 8éme demande de liberté conditionnelle,

alors qu’il est légalement libérable depuis octobre 1999.

Nous n’oublions pas toutes les répressions actuelles contre les défenseurs de notre classe, contre les anti-impérialistes, contre les anticolonialistes, contre les antifascistes, contre les sans-papiers, les sans logis, les sans emploi..., qui veulent répondre aux délires populistes des politiques menées depuis des années, mais qui se sont ouvertement décomplexées depuis Mai.

Prochain rendez vous de « Libérez-les ! » :

06 octobre, à la journée pour la mémoire du Ché, à partir de 13h30 à Lille République (concert-manif-soirée)

vendredi 28 septembre 2007

source : AD

torpedo