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Cavale, cavale : épisode 7
de Laurent Jacqua

16 août 2007

par torpedo

(JPEG) 29 octobre 1994, 4 heures du matin...

Nous quittâmes notre chalet très tôt, en direction de la ville de Lure.

Nous avions décidé de braquer avec la R5. De toute façon, après s’être emparé de l’argent, notre intention était d’attacher tout le personnel et de partir tranquillement sans que personne ne puisse voir quel type de véhicule nous possédions.

Nous nous étions munis de tout le matériel nécessaire à la réussite de notre opération : rubans adhésifs pour les liens, gants, cagoules, vêtements sombres, armes, scanner, talkies-walkies, sac à dos, etc.

Nous étions prêts pour toucher le gros lot ! ...

Nous arrivâmes aux abords de la banque, dans une ville encore endormie.

Après avoir garé la voiture, on se dirigea vers la grille en fer forgé du jardin, qui, à notre grande surprise, était restée ouverte.

On entra en empruntant une allée de graviers, puis on se dissimula derrière d’épais buissons, dans le fond du jardin, où nous attendrions patiemment l’arrivée du directeur de la banque.

Il faisait encore nuit et le froid nous paralysait. Le jour allait se lever bientôt.

Nous enfilâmes nos cagoules : nous étions prêts à passer à l’action.

Il devait être aux environs de 7 heures 30 lorsqu’on entendit l’arrivée d’une voiture. Elle se gara non loin de là.

Cela devait être notre « client » ! On se cacha un peu plus derrière nos buissons, tout en sortant nos pistolets.

Le directeur, vêtu d’un costume et tenant un dossier sous le bras, fit son apparition, en passant la porte du jardin qu’il laissa ouverte derrière lui.

Il fit tinter un trousseau de clefs, en le retirant de sa poche.

Il ouvrit une grille métallique située juste devant la porte du personnel.

Je fis un signe d’apaisement à Pascal, pour qu’il comprenne que nous n’interviendrions que lorsqu’il aurait tout ouvert et qu’il serait prêt à pénétrer dans le bâtiment. Après quelques tours de clef, il ouvrit enfin la porte. C’est à cet instant que je bondis de ma cachette, arme en main, me dirigeant droit sur lui. C’est le bruit de mes pas sur le gravier qui le fit se retourner brusquement. Malgré la menace de l’arme, il se mit à hurler,

- Au secours, au secours !

à suivre...

Source : Laurent Jacqua

torpedo