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Elections Présidentielles 2007 :
les pronostics de Rivron et Poli

15 avril 2007

par torpedo

J-7 : nos jeux sont faits

Ne reculant devant aucun ridicule, les rédacteurs de France moins J osent publier aujourd’hui leurs pronostics. Pour la petite histoire, ils ont été peaufinés dès hier soir, c’est-à-dire avant l’annonce ce matin du ralliement tonitruant de Kouchner à Bayrou. De toute façon, c’est un jeu complètement stupide.

(JPEG)

Rivron Poli

Sarkozy 22,1% 27,0%

Bayrou 22,1% 20,3%

Royal 17,7% 19,7%

Le Pen 15,9% 13,1%

Besancenot 5,5 5,6%

Voynet 3,8% 2,3%

Buffet 3,4% 3,1%

Bové 3,0% 1,1%

Arlette 2,0% 2,5%

Nihous 2,1% 2,5%

de Villiers 2,0% 2,4%
8,9% 5,9%

Schivardi 0,4% 0,4%

ou

La droite 40,0% 42,5% La gauche 35,8% 34,7% Les non-alignés 24,2% 22,8% et Les écolos 8,9% 5,9%

soit les ouistes 65,7 % 69,3 %

les nonistes 34,3% 30,7%

Quelques explications :

Pour répondre à l’injonction médiatique de toujours comptabiliser comme des gnoufs les votes à gauche, au milieu, et à droite, nous l’avons simplistement fait.

Par mesure de salubrité publique, le vote Royal est comptabilisé dans les votes de gauche ce qui, au regard de notre impertinente analyse, ne devrait pas être le cas, car Ségolène est la plus immense candidate de droite qu’on n’ait jamais connue depuis Tixier-Vignancourt ; mais hélas il est fortement probable que 86,5% des bligorneaux qui vont voter pour elle se croient de gauche - et nous nous refusons à les décevoir.

Pour ceux que nous appelons "non-alignés", il s’agit de Bayrou, et de Nihous. Nous aurions pu y ajouter les électeurs de Le Pen, mais chacun sait qu’ils sont majoritairement à droite ; et ceux de Bové, mais chacun sait qu’ils sont majoritairement à gauche. C’est donc comme ça qu’on les compte ici. Les "écolos", sont à nos yeux ceux qui voteront pour Voynet, Bové (à gauche) et Nihous (non aligné).

Plus important à nos yeux : le pourcentage récolté potentiellement par les candidats du OUi au Traité constitutionnel européen, et celui que récolteront les Nonistes.

On nous a terriblement bassiné avec "l’erreur dramatique" du NON massif des Français. Nos "instances représentatives" ont même répudié ce NON massif, jouant à quitte ou double la vérité du suffrage sur lequel elles étaient assises.

Les Français sont magnifiquement espérant : ils porteront majoritairement leur suffrage sur des candidats ouistes.

-  Pourquoi ?

Parce qu’ils croient encore, malgré toutes les prévarications, malgré tous les reniements et malgré la forfaiture de celui qui les représentait - le Président de leur République indigne - ils croient encore, les Français du NON, et sans doute aussi ceux du OUI, à la possibilité de l’existence de l’idéal de leur nation : la République, en latin dans le texte - la Chose Publique.

Le score négligeable des candidats "nonistes" ne peut se lire qu’à cette aune - et malheureux le futur président qui imaginerait le contraire : il ne gouvernerait la France que pour l’amener à la guerre civile, et sans doute européenne.

Sur nos "résultats" :

Exit Ségolène, donc : elle ne sera pas présente au deuxième tour. On est même en droit de se demander par quel miracle elle ferait mieux que Jospin en 2002. Mais par prudence nous avons envisagé ce miracle. Sarkozy et Bayrou arrivent en tête du premier tour. Le Pen ne crée aucune surprise. Du côté des petits candidats, c’est Olivier Besancenot qui tire les marrons du feu et profite de sa course en solitaire au sein de l’ultra gauche reléguant José Bové (le Chevènement des anti-libéraux) et Arlette Laguiller (la sortante pour de bon) assez loin derrière. Lui seul en effet, passe la barre fatidique des 5% et devient le principal leader de la gauche de la gauche. Nihous ne fait pas aussi bien que son prédécesseur Jean Saint Josse mais se paie un petit succès d’estime. Poli le voit devant Voynet, Rivron derrière. A ce niveau-là, de toute façon, pas de quoi en faire un fromage. De Villiers n’a pas réussi à prendre des voix Le Pen.

Ils réclameront tous les deux auprès du futur président l’instauration de la proportionnelle aux législatives.

Marie-Georges Buffet est la grande perdante d’une élection trop à droite pour elle. Avec Laguiller, "two ladies vanished".

-  Malgré une campagne digne, vers qui vont aller leurs voix désormais ?

La disparition prématurée de la candidate socialiste risque d’anticiper la recomposition politique de la France et ce, dès la semaine qui suivra ce premier tour. Transfuges, transferts, passations de pouvoir en tous genres sont à attendre...

Serge Rivron & Jean-Laurent Poli
FrancemoinsJ

torpedo