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e-torpedo-le webzine sans barbelés
Le crime de l’amour bourgeois
par Osémy

11 mars 2007

par torpedo

Il y eut d’abord L’arrogance de tes vingt ans. Tes beaux bras blancs, Comme des perles à mon cou...

Ce soir là, tu as bien failli me rendre fou !

Les cuisses entrouvertes tu ressemblais à un lotus et en ton coeur perlait L’apothéose de mon désir.

Posée sur les draps de ton lit défait, comme sur un étang en été, Tu me contemplais.

A travers tes cheveux de jais, les seins gonflés, altiers et familiers pour me sourire de toute ton âme, de tout ton sang et me ravir encore, encore et toujours , dans les cris essouflés de l’amour.

(JPEG)

Ton cul était poisseux de ma liberté et ta bouche aiguisée encore de nos obscénités. Générosité de ta bestialité. Enfant fantasque et téméraire, évidente petite sorcière j’étais pris dans tes rêts sans vouloir m’en défaire.

Bohémienne délicieuse au ventre sauvage, qui ne me demandait rien. Tu étais face à moi le feu au creux des reins et ton coeur dans la main.

Un rayon de lune a surgi et le métal froid de l’alliance a brillé à mon doigt.

Il m’a rappelé l’amour bourgeois.

Ma femme couchée sagement, après avoir embrassé les enfants, et bien plié ses vêtements.

Je suis rentré, t’ai laissée là, pour la millième fois...

J’ai obéi à l’amour bourgeois. Celui qui compte et qui prévoit. Celui qui conserve, les terres, les maisons et les banques.

C’est si facile, c’est si tranquille... ...Comprends-moi !

De toute manière, tu es là, ma petite folle qu’on n’épouse pas !

Si tu me manques, je viens, je prends ta main, je lèche ton sein et tout va bien ! Bourgeois je le suis jusqu’à la fin. Je te veux et me sers comme un propriétaire insoucieux de ce qui peut te nuire comme de ce qui peut te plaire...

Ce mardi là encore, après longtemps, je suis venu. Tout là haut, tu étais nue.

A ta fenêtre, tu t’étais pendue ...

-  Blog Osémy

Source : Bellaciao

torpedo