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Prémices d’Andy Vérol

Catégorie free littérature
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Deux premières pages de Steady Bicycle Of France, l’Histoire des derniers cow-boys français roman en cours d’achèvement d’Andy Vérol

(JPEG) L’écoumène sature d’Hommes voraces. Ils gesticulent beaucoup pour produire, se reproduire et s’imposer comme la seule puissance organique terrestre. Les Occidentaux sont victimes d’une gemmiparité redoutable permettant la confusion entre les individus, leurs messages contondants parfois ou leur passivité à toute épreuve.

En fait, les destins obscurs se croisent.

Plus le monde est marché, et plus le quidam devient lycose, terré dans un immeuble immonde au loyer excessif et aux fuites de robinetterie ingérables.

Les enfants.

Peut-être les enfants ne sont-ils finalement plus que des êtres spumescents (jolie écume, écume grise pourquoi pas, que l’on voit s’accumuler sur les plages en hiver) ou même d’affreux aspergillus. Leur sort ne dépend plus de leurs parents trop infantilisés par le scintillant des vitrines. Ils sont livrés à eux-mêmes.

Livrés comme des bêtes au temple des sans-dalle.

Ils sont simplement les gonades de l’avenir, les glandes reproductrices assurant une pérennité évidente à un capitalisme rageur, crevard, affamé de non-sens, de destruction massive enjolivée.

Le précipice devient l’horizon. La chute, c’est l’héboïdophrénie...

Chaque époque a livré son lot de malheurs aux hommes.

Chaque période de rupture génère ses tonnes/décès, ses vagues de massacres et de dépit.

L’acier du canon est froid.

La perte de repère, la certitude de nager compressé à l’excès dans l’abysse contemporain...

Le pantalon sale. Le pull imbibé.

Le corps de celui qui n’a pas su s’intégrer à la folie collective est couvert de miasmes. Hébété, il regarde l’autre, ne le perçoit pas vraiment comme un être vivant. Il perçoit son visage affable. Il sait l’obstination du bonhomme à être bon... Mais il sait qu’il ne sert à rien à personne. Personne ne sert à personne. Dieu est mort. La mort est le seul dieu qui sert l’angoisse du vivant.

L’acier du canon est impeccablement froid.

Ces paltoquets gisant sanglants sur le parquet lui font penser à une fosse commune.

L’acier du canon est froid.

Ils en donnaient des leçons. Ils en donnaient sans cesse.

« Il ne faut pas faire ci, il ne faut pas penser comme ça. Tu réfléchis trop. Sois plus spontané. Laisse toi vivre. Te prend pas la tête. »

Il apprécie le goût particulier de l’acier du canon.

Il fait partie, qu’on le veuille ou non, de ces êtres qui portent la douleur du monde sur leur dos, sans jamais agir. Sa longanimité passée n’a d’égale que son inflexion actuelle.

L’acier du canon est glace.

Sa langue gesticule contre.

-  source : site AV



Publié le 21 janvier 2007  par torpedo


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